02 août 2006
Buller
Les week-ends sont faits pour buller, c’est une règle d’or. C’est une question d’équilibre, un besoin violent de tout arrêter, de laisser le temps ralentir, d’abandonner ce qui est pressé et a besoin d’une réponse immédiate. Rien n’est immédiat, le week-end, il faut profiter de chaque seconde, et rattraper toutes les fois de la semaine où l’on se dit « déjà », même si au final le dimanche soir, c’est ce même mot qui vous échappe, à l’heure du bilan de ces deux jours improductifs.
« Mais quand tu dis « buller », tu veux dire quoi exactement ? » (Cuistote, par mail, un après-midi de digestion, même pas un vendredi)
Difficile à expliquer. Buller, ce n’est pas ne rien faire, ce n’est pas faire non plus, c’est un savant mélange des deux.
Le réveil de grasse matinée s’éternise, on laisse la fatigue nous regagner, puis les yeux s’ouvrent à nouveau, il faut bien deux ou trois heures dans le brouillard avant d’émerger. On regarde celui qui dort à côté de soi, on se dit qu’il est beau, puis on repart dans un bref sommeil. Peu importe sa durée, puisque l’on a tout le temps.
Buller, c’est regarder le plafond ou le ciel en ayant l’immense bonheur de se dire que les problèmes sont hors d’atteinte, mesurer la chance que l’on a, même lorsque l’on est dans la peine, se dire que le temps est à disposition et en prendre davantage pour se demander ce que l’on peut bien en faire.
Un week end en cuisine - seconde partie
Comme nous avions un repas chez mes beaux parents dimanche midi, j'avais proposé d'amener le dessert. Oui, mais quoi ? En me promenant sur les blogs culinaires et en feuilletant mes livres de cuisine, j'ai eu quelques idées, mais j'ai été incapable de me décider sur une unique recette. Du coup, j'ai tenté plusieurs choses !
Après les madeleines, j'ai décidé de tester la tarte aux abricots de Valérie Cupillard. Elle m'avait tellement donné envie, moi qui raffole de ces fruits, que je me suis lancée ! Je ne vous donne pas la recette, vous la trouverez sur son blog, BioGourmand. Allez y faire un tour, les photos sont magnifiques et les recettes très gourmandes…
En attendant, voici le résultat :
Valérie a eu la gentillesse de répondre à un de mes mails en me donnant beaucoup de détails pour cette préparation et je l'en remercie beaucoup !
J'ai continué sur ma lancée avec les abricots… J'avais également très envie de faire de la confiture depuis que j'avais vu la recette de Cléa. Mais je n'en avais jamais fait et tout cela me semblait insurmontable ! Cependant, après avoir vu le billet de Valérie sur sa confiture d'abricots, je n'ai pas résisté et j'ai tenté l'expérience, qui s'est révélée beaucoup plus concluante que je ne l'avais espéré !
Confiture d'abricots (pour 2/3 pots) :
- 1 kg d'abricots
- 300g de sucre de canne blond
Lavez les abricots puis ouvrez-les en 2 et dénoyautez-les. Mettez ensuite les oreillons d'abricots et le sucre dans une casserole et faites cuire à feu doux pendant environ 30 minutes. Remuez de temps en temps.
Versez ensuite la préparation chaude dans des pots, fermez immédiatement et renversez les pots jusqu'à un refroidissement complet.
Dégustez cette douceur au petit déjeuner, ou bien en dessert dans un yaourt ou un fromage blanc… Mon homme, qui ne mange pas de confiture d'ordinaire, déguste celle-ci à la petite cuillère. Je vous laisse donc imaginer le résultat !
Mon petit déjeuner était déjà un moment sacré et privilégié, que je ne raterai pour rien au monde, mais là, il devient tout simplement divin ! Et quel plaisir de déguster sa propre confiture… ça change tout ! A vos casseroles...


