04 août 2006
Pou-pou-pi-dou...
Tout le monde le sait, le marketing est moche. Il sert à mettre dans votre sac de courses des pots qui paraissent moins chers mais qui sont plus petits qu’hier, plus caloriques en ayant l’air plus light, avec de nouvelles formules qui ont à peine changé, le tout étant organisé de manière à ce que vous soyez poussé dans un rayon que vous ne fréquentez jamais.
C’est par cette mécanique infernale que je me suis retrouvée au rayon des crèmes solaires et amincissantes (forcément, les deux vont ensemble, on ne peut pas être mince et pâle ou grosse et bronzée, c’est un fait, il faut être mince et bronzée ou grosse et pâle).
A côté de ces produits issus de la dictature de la beauté, cette boîte:

Du rose, un packaging années 60, un côté « desperate housewife » girlie, terriblement à la mode, un autre côté « je prends soin de moi et je vais tous les faire tomber ». Le marketing m’a eue : j’ai attrapé la boite. Juste pour lire ce qu’il y a dessus. C’est foutu.
Glamour Factory - Poudre nacrée émoustillante et sa baguette à chatouilles.
Inutile de m’en dire plus, je suis déjà fan. De toute évidence, ce produit ne sert pas à grand-chose, sinon à vous pailleter le décolleté pour briller dans la nuit, telle une Tour Eiffel à minuit dans le silence aoûtien.
Ca y est, c’est dans mon sac, entre mes patates et mon Nutella. Mais mon côté petite fille vient de prendre une décharge d’adrénaline, d’un seul coup je me sens coquette, et je souris à l’avance de ce que mon amoureux pourra bien en dire.
Dans la boîte, un petit plumeau rose fluo doux comme un courant d’air, et de la poudre satinée. J’essaie, me balaie les épaules d’une poudre si aérienne que je ne la vois pas. Mais c’est bien vrai, je brille et je viens sans doute de prendre cent points sur l'échelle du glamour. Mon homme, quant à lui, vient de gagner une nouvelle corvée: celui de me plumer le cou, un régal.
Au final, un achat futile qui remonte le moral, fait son petit effet (enfin, surtout le plumeau qui amusera toutes celles et ceux qui seront de passage dans votre salle de bains), et qui tout en ne servant à rien apporte sa minute de bonheur.
Encore des confitures !
Maintenant que je me suis lancée dans les confitures, et que je réalise que finalement, quand on en fait en petite quantité, ce n'est pas insurmontable, j'ai eu très envie de tester la confiture de pêches après celle des abricots.
Confiture de pêches pour 3/4 pots :
- une douzaine de belles pêches (blanches pour moi)
- 350g de sucre de canne blond (et bio)
Commencez par peler les pêches (opération délicate), ouvrez-les et ôtez les noyaux. Couper ensuite les pêches en quartiers et mettez les dans une casserole avec le sucre.
Faites cuire à feu doux pendant 30 bonnes minutes, tout en remuant afin de bien faire macérer les pêches dans le sirop obtenu.
Mettre en pot dès la fin de la cuisson, puis retournez les pots jusqu'à un refroidissement complet.
Il me restait un léger fond de confiture dans la casserole après avoir confectionné 3 pots, j'ai donc cédé au pêché de gourmandise et je me suis fait une tartine avec cette confiture encore brûlante... Ma langue s'en souvient encore, mais c'était tellement bon ! Vive les petits déjeuners :-)