31 octobre 2006
Le livre du (long) weekend
Les températures chutent?
Trop de travail?
Noël dans un mois et demi, ça vous déprime?
A tous ces maux, un seul remède: du CHOCOLAT!
Oui, mais comment?
Grâce à Julie Andrieu, vous ne pourrez plus dire que vous ne savez pas...

Ce bouquin n'échappe pas à ma fascination pour les livres de cuisine. Les recettes ont l'air simples, les images sont superbes et mettent l'eau à la bouche...
Heureusement, jeudi, y a gym.

24 septembre 2006
Rayon de soleil
Certains films sont des bouffées d’oxygène. A voir surtout un dimanche après-midi, lorsque l’on sent les angoisses de lundi arriver à grands pas.
Little Miss Sunshine fait partie de ces films là, que l’on ne choisit pas pour le titre, ni même pour le résumé de l’histoire, lue sur Allo Ciné ou autres (une petite fille qui part avec sa famille sur les routes américaines pour passer un concours de beauté… bof, en soi, ça n’est ni glamour ni tendance, surtout quand on voit nos Miss à nous et tous les Envoyé Spécial et autres Jour après jour nous abreuvant de parents psychotiques qui envoient leurs bambins dans ces foires aux apparences).
Bref, on y va parce qu’on en a entendu parler, parce que sur Allo Ciné, les spectateurs ont donné quatre étoiles, la presse trois, on pense que c’est un bon équilibre, et puis qu’entre les Aristos et Président, non vraiment, pour un dimanche après midi, finalement l’affiche a l’air sympa.
Dès le début, on entre dans une famille dont les portraits sont vite balayés, comme des gens qui n'existent pas vraiment, pas encore peut-être, du grand-père héroïnomane au jeune ado dépressif et volontairement muet, en passant par le père embrigadé dans un discours à la gloire du succès, effrayé par l’idée d’être un looser, tandis que son parcours file droit dans le mur. Tout le monde se fout bien de ses neuf points pour réussir. Et l’on a bien raison. Entre l’oncle Frank, un suicidé raté expert de Proust qui a bien du mal à refaire surface, les deux poignets bandés et les yeux fixes. Au milieu de cette famille difficile, une mère qui fume et qui fait ce qu’elle peut pour souder ses troupes. Et une petite fille aux grosses lunettes, cheveux plats et ventre rond. Qui rêve en regardant Miss California de devenir un jour Little Miss Sunshine.
On ne dira rien du reste. C’est un film magnifique, qui met des rires dans les scènes les plus dramatiques, et des larmes sans prévenir. C’est un film qui ne ressemble à aucun autre, une ode superbe à tous ceux qui rêvent d’être eux-mêmes sans avoir constamment l’impression de passer un concours de beauté. Sans être non plus du côté du jury, qui juge à la chaîne quelques secondes de représentation en éliminant d’office tous ceux qui sortent du rang.
Un rayon de soleil applaudi par la salle comble du cinéma où nous étions.
A voir d’urgence. Vraiment.
11 septembre 2006
Dix sushis sans souci

Rien que d'y penser, j'en ai des frissons.
Voilà bien un plat contre lequel je donnerais tout (sauf: Louloutte, El Loulou, Môman, Grand-Môman, Cuistote et ma voiture, même pas pour un échange temporaire). Entre le Nutella et ça, difficile de choisir. D'ailleurs je ne mange jamais les deux ensemble. Je les déguste l'un après l'autre (et que ceux qui pensent que dix sushis + une tartine de Nunut' ça fait trop, je leur réponds "Ôh valeureux gourmand, as-tu au moins essayé?").
Bref, le sushi si fondant qu'il en a le goût de beurre est un bonheur de fin de semaine. Le cadeau que l'on se fait à soi-même le vendredi pour se féliciter d'avoir enfin fini le poulet rôti du dimanche précédent (ou le couscous, ou le lapin chasseur, ou les pâtes à la bolognaise que l'on a fait pour un régiment de dix soldats invisibles).
La seule chose que je me demande: pourquoi ont-il inventé le California Maki? Ca ne sonne pas très japonais.
Ca sent le marketing. Yeark.

24 juillet 2006
Musique: Katie Melua
Ceux qui ont besoin de zen en barre pour affronter l’été si tardif mais si chaud, les collègues qui partent à la mer en vous envoyant des emails sadiques et surexcités à H-4 de leurs vacances (le seul de ces mails qui vous fait finalement le plus plaisir étant celui de votre boss), les clients qui sont toujours là et qui veulent vos résultats pour hier (dimanche, donc), ceux qui ne supportent pas le silence de Paris soudain vidé de ses râleurs bruyants, ceux qui se demandent à quoi ressemblerait une vie où la musique auraient de vraies vertus euphorisantes, ceux-là doivent écouter Katie Melua.
Peu importe l’état dans lequel vous êtes lorsque vous appuierez sur Play, dans la seconde qui suit, vous serez un autre. Un individu liquide dans lequel tout circule avec sérénité.
Nine million bicycles entraîne dans un autre univers, ailleurs, quelque part entre l’Asie et une rue déserte, cette chanson donne envie de dire je t’aime à celui qui vous manque, la voix est fragile, délicate mais profondément intense, elle fait passer tous les messages tant qu’ils ont en eux beaucoup d’humanité.
Inutile de chercher un morceau qui chantera plus haut que l’autre et vous fera sortir de votre torpeur relaxante, l’album entier est un appel à la détente. Douze entrées pour la tranquillité, l’apaisement, une forme de bonheur évident, un Carpe Diem qui vous rappelle qu’il n’y a plus d’urgence pour rien, que les problèmes peuvent bien attendre. Avec un peu de chance, ils se résoudront d’eux-mêmes, le temps que l’envoûtant Blues in the Night se consume.
Half Way Up The Hindu Kush et surtout On the road again vous feront bouger du pied, en rythme, peut-être aussi de la tête, car il est bien impossible de résister à ce boogie sobre et heureux, voilà bien le seul exercice dont vous serez capable.
A moins, bien sûr, que cet album vous donne envie d’aimer. Katie termine son opus par I do believe in love.
Ca tombe bien, nous aussi.
Katie Melua – Piece by piece (septembre 2005)